I Love Belgium... and you?

30 avril 2008

Serge NGajui Fosso: Info ou intox?

Voici un mail que j'ai reçu via via via, dans ma boite ce matin.
Je me pose la question: Info ou Intox?
je en trouve rien à ce sujet sur Hoaxbuster, et un reportage aurait même été diffusé sur la RTBF... je n'ai pas eu l'occasion de le voir, malheureusement.

Une idée?

(Texte intégral, un peu long, et bourré de fautes d'orthographes...)

UPDATE 07/04/2008:
C'est donc en effet une histoire qui s'est réellement déroulée. J'ai placé mon commentaire à la suite de ceux que j'ai pu recueillir jusqu'à présent.
Dès que j'ai plus d'info (la vidéo de la RTBF entre autre), je la posterai dans un nouvel article.

Les personnes en détresse sont en danger, et ne pas les aider revient à un acte de non-assistance en personne en danger.
Il ne s'agit pas de personnes dangereuses ou menaçantes, messieurs les politiques. Ces gens sont réellement en danger de mort.

******

A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un pays civilisé !!!


De: Serge NGAJUI FOSSO

Bonjour à tous,

Je vous envoie cea menssage de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxeles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO
+33626710385

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Voir reportage sur la radio television belge francophone:

http://www.rtbf.be/video/jt/index.htm?jt=179691&seq=3

et

http://www.dibussi.com/2008/04/serge-fosso-why.html#comments

Anonyme a dit…

C'est de l'info, bien entendu!
Sauf que c'est pas les journeaux qui vont bien vouloir publier un témoignage aussi révélateur de la violence policière de nos Etats Européens.
Ce matin, la radio annonçait que le jeune homme camerounais qui était encerclé et escorté avec violence vers son pays d'origine s'est donné la mort au centre fermé de Merkplas. Je trouve indigne la façon de traiter les immigrés en demande de réfuge et aussi indigne la façon dont les gens d'armes ont de faire taire les témoins gênants. Qui plus est, il y avait bien trois témoins qui se sont opposés à cette expulsion. Mais où est donc passé le témoin "blanc" ? Pourquoi ceux qui ont été enfermés 10 heures au cachot sans rien à boire ni manger et sans pouvoir prévenir leur famille sont des "noirs"? Il y a clairement quelque chose d'obscure qui nous échappe, nous, citoyens européens, bien pensants...
Il suffit de s'informer pour connaître la réalité...il n'y a pas d'intox là-dessous !
http://regularisation.canalblog.com/
http://www.assembleedesvoisins.be/

Anonyme a dit…

Communiqué de presse de l’asbl CEBAPH : Un Camerounais interdit de vol à SN Bruxelles, un autre se suicide au centre fermé de Merksplas en Belgique
Arrivé à Bruxelles le 26 avril dernier Serge NGAJUI FOSSO a été expulsé violemment du vol de SN Brussels à destination de Kinshasa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11 à 22 heures suite à sa réaction contre les méthodes violentes utilisées par des policiers qui s’activaient à expulser Monsieur Ebenizer Folefack du territoire belge

A ce jour, Serge NGAJUI FOSSO a reçu la lettre de Brussels Airlines lui notifiant sa condamnation et sa suspension de tous ses vols pour les six prochains mois à partir du 28 avril 2008.

Ebenizer Folefack quant à lui ayant reçu le laisser passer de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles et renvoyé dans le centre de rétention de Merkplas a été placé le 27 avril dernier selon son avocat Me Alexis Deswaef en cellule d'isolement,

Monsieur Ebenizer Folefack d’origine camerounaise avait fait l'objet d'une tentative d'expulsion samedi passé, au cours de laquelle il aurait subi, selon son avocat, des violences. Un policier aurait placé son genou contre le cou du Camerounais.

Tout citoyen, qu’importe sa situation, son origine dispose des droits garantis par l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que : " Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ".

Hier, 1er mai 2008, selon les sources policières, Monsieur Ebenizer Folefack s'est pendu dans les toilettes au moyen de draps. Les médias belges et camerounais en ligne font état des services de la police qui a procédé aux constatations d'usage.

L’asbl CEBAPH –Liberal ( Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine) dénonce le comportement de la police qui ne cesse depuis un certain temps à criminaliser des personnes qui manifestent pacifiquement leur opinion par rapport à une situation de violation fragrante des droits humains. Le cas de Monsieur Serge NGAJUI FOSSO du 26 avril dernier étant une illustration inconfortable de ces agissements parmi tant d’autre.

Par ailleurs, l’asbl CEBAPH indexe également les services de l’Office des Etrangers qui ont préféré envoyer Monsieur Ebenizer Folefack dans un centre fermé au lieu de traiter sa demande de régularisation pourtant ce dernier selon son Avocat et selon les nouveaux critères de l'accord de gouvernement datant du 18 mars dernier, M. Folefack aurait pu être régularisé sur base du critère de l'ancrage durable ou d'un contrat de travail.

L’asbl CEBAPH, dénonce également le silence complice des services de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles et du Ministère des relations extérieures du Cameroun face à la situation de violations incessantes des droits des camerounais résidents en Belgique et à l’étranger en général.

L’asbl CEBAPH adresse enfin ses condoléances les plus sincères à la famille de Monsieur Ebenizer Folefack.

Fait à Bruxelles le 1er mai 2008.
La Cellule de Communication de l’asbl CEBAPH

Professeur Mambo Léo Fidèle
Contact : 0474 944 143
Courriel : asblliberal@yahoo.fr
http://cebaph.lalibreblogs.be

Zoltán a dit…

------UPDATE------
J'ai rapidement eu la cobfirmation de l'information concernant le sort de ces personnes. Cela me désole au plus haut point.
Je souhaite également exprimer mon plus profond respect à l'égard de tous les sans-papiers. Et mes sincères condoléances auprês de la famille de la victime. Car, si officielment, il s'agit d'un suicide, j'estime à titre personnel, que le gouvernement n'a pas été capable de gérer cette situation de détresse gravissime. Placer des êtres humains dans un centre isolé de tous, ne leur promettant qu'un retour insécure dans leur pays d'origine, n'est PAS la solution.
Comme tout un chacun, les sans-papiers sont avant tout, des êtres humains, qui ont droit de respect, de dignité et de liberté d'expression.
Le titre de mon article ne se voulait en rien provocateur. Je n'avais pas encore pu prendre connaissance de cette information. En recevant cet email, j'ai probablement réagi trop vite, mélangeant les genres et confondant les faux messages -- nombreux-- et l'horrible situation de détresse dont nous parlons.

Ma question a néanmoins pertinente et j'ose espérer que les réponses qui m'ont été précieusement données pourront éclairer plus d'un internautes.

Georges a dit…

Oui, Zoli, c'est triste. Mais plus on parlera de ces attrocités, mois elles continueront impunément.

Je n'arrive pas à lire la vidéo sur le site de la RTBF. Je l'ai cherchée sur YouTube, et je crois y avoir trouvé l'un des témoignages filmés avec un GSM. Toutefois, il serait pas mal que le reportage de la RTBF soit gardée sur YouTube...

Zoltán a dit…

Georges, si tu as ce lien dans youtube ou ailleurs, n'hésite pas à le communiquer, merci!
bien à toi

Anti-régularisation massive a dit…

A mon avis, c'est de l'Intox... mais si ce n'est pas le cas, l'expulsé n'avait pas à entrer illégalement en Belgique ! Lors de son expulsion, il n'avait pas à se rebeller contre la police ! Quand à notre ami Serge, il n'a pas a prendre part à une affaire dont il ignore tout... l'expusé était peut-être qqn de dangereux...
Je pense que la police doit employer tous les moyens nécessaires faire respecter l'ordre. C'est déjà assez le bordel avec toute cette racaille (pardon, ces "jeunes en difficulté" (mais s'ils étaient un peu plus à l'école et moins dans la rue, il ne seraient pas en difficulté...)) qui ne fais que se multiplier à vue d'oeil !
L'homme a des droits, mais seulement s'il respecte ses devoirs.

paul kangombe a dit…

La politique de l'office des étrangers est de refuser l'octroi des visas aux étrangers quelque soient les raisons professionnelles ou autres. Celà en dépit des condamnations des différents jugements belges et européens condamnant le Belgique pour les abus de l'OE.Il y a évidemment complicité du gouvernement belge qui ne veut pas perdre les voix des extrémistes de tous bords opposer à l'immigration.Il faut donc une prise de conscience nationale car il faut savoir qu'un belge qui épouse une africaine peut attendre plus de quatre mois pour faire venir son épouse en Belgique bien qu'il ait rempli toutes les obligations légales.Dans la majorité des cas ce sont les ambassades qui donnent un avis défavorable qui sera endossé par l'OE illico presto.J'espère que le cas relaté de ce voyageur fera l'objet de poursuites judicaires tant pénales que civiles envers les policiers fautifs et même la SN pour son mépris des droit humains.
Paul Kangombe

paul kangombe a dit…

C'est déjà connu: la politique de l'office des étrangers est de refuser l'octroi des visas aux étrangers quelque soient les raisons professionnelles ou autres. Celà en dépit des condamnations des différents jugements belges et européens condamnant le Belgique pour les abus de l'OE.Il y a évidemment complicité du gouvernement belge qui ne veut pas perdre les voix des extrémistes de tous bords opposer à l'immigration.J'espère que les poursuites judicaires seront activées à l'encontre des policiers fautifs et de leur hiérarchie.